Date d’ouverture de la truite 2027 : le jour fixé au niveau national et les exceptions départementales à vérifier

En 2027, l’ouverture de la pêche en 1ère catégorie aura lieu le samedi 13 mars. La fermeture suivra le dimanche 19 septembre 2027. Cela vaut pour les rivières, ruisseaux et plans d’eau à salmonidés, là où la truite fario règne en maître.

Le 1er mars 2027 tombe un lundi, donc le deuxième samedi est bien le 13.

À retenir
  • L’ouverture nationale de la truite fario est fixée au samedi 13 mars 2027.
  • La fermeture intervient le dimanche 19 septembre 2027.
  • Les arrêtés préfectoraux peuvent avancer, retarder ou modifier la date localement.
  • La taille légale est de 23 cm dans la plupart des départements, mais elle varie.

Une date calée sur le code de l’environnement

La règle ne varie pas d’une année sur l’autre. La truite se pêche jusqu’au troisième dimanche de septembre, puis rouvre le deuxième samedi de mars (article R436-6 du code de l’environnement). Par rapport à 2026, le calendrier glisse d’un jour : l’ouverture était le samedi 14 mars 2026 et la fermeture le dimanche 20 septembre.

Entre les deux saisons, la sanction est claire. Pêcher une espèce en période de fermeture est une infraction passible d’amende et de confiscation du matériel. Pas de tolérance pour la petite session « juste pour voir » début mars, même si l’eau a un air de printemps et que les premières éclosions s’annoncent. Les gardes de l’Office français de la biodiversité savent très bien où se trouvent les bons postes, eux aussi.

La première catégorie ne se confond pas avec la seconde, et la confusion coûte cher chaque année. Une rivière de première catégorie est un cours d’eau où la majorité des poissons sont des salmonidés. La deuxième catégorie, composée surtout de cyprinidés, se pêche toute l’année, avec des exceptions selon les espèces. Le brochet, par exemple, y rouvre le samedi 24 avril 2027, d’après les calendriers publiés, et ferme le dernier dimanche de janvier.

Sur le papier, c’est simple. Sur le terrain, un même cours d’eau peut changer de catégorie en cours de route, quelques kilomètres en aval d’un barrage ou d’une confluence.

Les exceptions à vérifier département par département

Les dates nationales s’entendent sous réserve d’adaptations locales par arrêté préfectoral. La Fédération nationale de la pêche en France le rappelle elle-même dans sa communication d’ouverture : des particularités locales peuvent exister, à vérifier sur les sites des fédérations départementales. Un seul réflexe : ouvrir le site de sa fédération avant de charger la voiture.

La Savoie offre l’exemple le plus parlant. Dans le tableau de la fédération savoyarde, le lac du Bourget affiche pour les truites et ombles une ouverture dès le 14 février, soit près d’un mois avant la date nationale. Les plans d’eau situés à plus de 1000 mètres, eux, sont à l’opposé : leur période commence le 6 juin, le temps que la glace libère les rives. Un lac d’altitude encore pris par l’hiver en mars, personne n’a envie d’y aller de toute façon.

Dans la Manche, l’ouverture 2026 était fixée à 6h50.

L’arrêté permanent du département précisait en effet que la pêche de la truite fario court du 14 mars à 06h50 jusqu’au 20 septembre inclus. Une heure d’ouverture précise, c’est rare, mais cela existe. Les arrêtés se révisent, alors le texte 2027 est celui à lire, pas celui de l’an dernier.

L’ombre commun a son propre calendrier : il ouvre à la mi-mai, bien après le reste de la première catégorie. En 2026, la date était le 16 mai, et celle de 2027 est à confirmer auprès de votre fédération. Celui qui monte à la rivière en mars avec l’ombre en tête rentrera bredouille, et surtout verbalisable s’il en accroche un.

Taille, carte et réciprocité : ce qui change au bord de l’eau

La taille légale de la truite fario est de 23 cm dans la majorité des départements, mais elle n’est pas gravée dans le marbre. Le préfet peut la ramener à 18 ou 20 cm sur demande de la fédération, ou l’élever à 25 voire 30 cm. Une rivière qui produit peu de poissons sauvages se retrouve souvent avec une maille relevée, pour laisser aux truites le temps de se reproduire au moins une fois. Un mètre-ruban dans la poche de veste coûte trois fois rien.

Côté méthodes, la première catégorie n’a pas les mêmes usages que la seconde. L’asticot y est le plus souvent interdit, même si quelques rares départements l’autorisent. Cuillers, leurres souples, mouche, ver de terre : le choix reste large, mais c’est l’arrêté local qui tranche.

Reste la carte de pêche, valable pour l’année en cours : chaque pêcheur doit en détenir une valide, donc millésimée 2027 pour cette ouverture. Le timbre « EHGO » ou la carte interfédérale ne couvrent pas toute la France, car six fédérations ne sont pas réciprocitaires : Hautes-Alpes, Ardèche, Jura, Lozère, Savoie et Haute-Savoie. Cette liste date de quelques années, il faut donc la vérifier avant de partir pêcher dans les Alpes ou le Jura, deux territoires où la truite attire beaucoup de monde dès les premiers jours.

Si vous avez des doutes sur un ruisseau, mieux vaut appeler l’AAPPMA locale que de se fier à un vieux souvenir ou à un forum. Les gardes-pêche savent presque toujours dire en quelques minutes si un tronçon est en réserve, en no-kill obligatoire ou classé en seconde catégorie.

Un détail d’agenda pour finir : les structures associatives de la pêche de loisir entrent dans un cycle électoral à partir du dernier trimestre 2026, avec les AAPPMA d’abord, puis les fédérations départementales en 2027. Les équipes dirigeantes peuvent donc changer en cours d’année, et avec elles les sites web, les contacts et parfois les propositions de réglementation locale que les fédérations soumettent aux préfets.