Taille minimale du black bass : ce que dit la règle nationale et comment mesurer le poisson

À retenir
  • La taille minimale nationale est de 30 cm, mais 40 cm s’impose dans la plupart des départements.
  • La mesure se fait du bout du museau à l’extrémité de la queue déployée sur un tapis gradué.
  • Un quota de trois sandres, brochets et black-bass par jour s’applique, hors parcours no-kill et zones de remise à l’eau obligatoire.

30 cm au niveau national, 40 cm presque partout sur le terrain

Le Code de l’environnement fixe à 0,30 mètre la taille minimale du black-bass dans les eaux de la 2e catégorie. Le préfet peut, par arrêté motivé, la porter à 0,40 mètre, et c’est ce que font de très nombreux départements. Sur le papier, la règle nationale dit donc 30. Au bord de l’eau, c’est souvent 40.

Le texte national ne vise que la deuxième catégorie piscicole.

Les exemples locaux se rejoignent. Les Deux-Sèvres affichent 40 cm pour le black-bass, le Gard impose lui aussi 40 cm pour le prélèvement, et la fédération de la Loire précise qu’il n’y a aucune taille minimale en 1ère catégorie, contre 40 cm en 2ème catégorie. Certains sites généralistes avancent pourtant 30 cm, ou même aucune taille légale, et c’est de là que viennent bien des malentendus entre pêcheurs. Seul l’arrêté préfectoral de votre département tranche.

Dans le Gard, une période de fermeture court du 20 avril au 26 juin pour protéger les géniteurs, et toute prise involontaire doit être remise à l’eau immédiatement. Ce genre de fenêtre varie d’un département à l’autre, comme la taille.

Mesurer du museau à la queue déployée

La méthode est inscrite dans le même article du code : la longueur d’un poisson se mesure du bout du museau à l’extrémité de la queue déployée. Pas à la fourche de la caudale, pas en longueur « standard » comme dans certains concours. Le black-bass a une caudale large, et la déployer, c’est pincer doucement les deux lobes pour obtenir la longueur maximale.

Un 39,5 cm n’est pas un 40 : il repart à l’eau.

Le plus fiable reste un tapis de mesure gradué, avec une butée au zéro. Le poisson se pose à plat, bouche fermée, museau collé contre la butée, et on lit la graduation au bout de la queue étalée. Mouillez le tapis avant de poser la bête, pour préserver le mucus, et gardez une photo du poisson sur la règle si vous voulez un souvenir précis. Une mesure faite en tenant le poisson contre le manche d’une canne ou au jugé, « à la main », donne souvent plusieurs centimètres d’erreur.

Le geste compte autant que la règle. Un black-bass saisi par la mâchoire inférieure se tient horizontalement, jamais suspendu à la verticale, pour ne pas abîmer la mâchoire de ce poisson lourd de corps. La prise en main d’un gros spécimen se fait à deux mains, une sous le ventre, l’autre à la lèvre.

Quota, no-kill et parcours spécifiques

Atteindre la taille ne signifie pas que le poisson peut finir au congélateur. Des fédérations rappellent un quota de trois sandres, brochets et black-bass par jour et par pêcheur, dont deux brochets au maximum, hors parcours no-kill. Le plus simple est de lire le dépliant de votre fédération, publié chaque année avec l’arrêté.

Les parcours dédiés ajoutent leurs propres règles. Sur certains plans d’eau, la remise à l’eau est systématique, quelle que soit la longueur du poisson, et la plupart des pêcheurs de black-bass la pratiquent de toute façon volontairement.

Dans la Loire, tous les black-bass doivent être remis à l’eau sur le canal de Roanne à Digoin, entre le port de Roanne et l’écluse de Cornillon.