Des Fous de pêche en Cotentin

(septembre 2005)

Suite à notre séjour dans le Cotentin où nous sommes partis mi-septembre pêcher le bar aux leurres (les 3 pêcheurs : Johan alias "Neeom", JB et moi), nous vous proposons cette semaine la première partie d'un grand reportage où nous tenterons de vous faire vivre ce voyage et toutes les péripéties que nous avons vécues. Vous découvrirez comment en s'adaptant aux conditions de pêche on peut tirer son épingle du jeu pour un résultat final inattendu...

PREMIERE PARTIE : journées de samedi et dimanche

Organiser un séjour de pêche en mer en septembre n'est pas une chose simple. Il faut tout d'abord convaincre votre chef de vous laisser poser des congés alors que vous sortez à peine des vacances d'été. Ensuite, il faut trouver une location : et oui, vous croyez qu'à cette époque, vous serez seuls à partir passer quelques jours de vacances au bord de la mer en Normandie, et bien que nenni!!! Finalement, vous parvenez à dégoter LA perle rare, un gîte suffisamment grand pour accueillir 3 gaillards et tout leur matos... Reste encore à surveiller la météo, s'agirait pas de tomber en pleine tempête!!!

Et bien voyez-vous nous avons eu la chance de réunir toutes ces conditions. Et c'est confiant que nous avons pris possession des lieux samedi après-midi.

Nous avions tout prévu, après avoir déjeuné chez Daniel et Christiane (merci à eux pour leur accueil), nous avions fait les courses pour la semaine de sorte qu' 1/4 heure après notre arrivée dans le gîte, nous étions déjà prêt pour en découdre avec mister labrax.

En ce samedi soir, rendez-vous était pris dans La Hague sur un des nombreux spots productifs cet été. Pedro nous y attendait avec quelques amis ...

La tactique était la même que celle qui nous avait permis de tirer notre épingle du jeu 2 mois plus tôt : pêcher au leurre souple dans les courants.

Johan, posté sur une pointe rocheuse bordant un courant soutenu, a rapidement une première attaque. Une belle orphie vient récompenser ses efforts. Et oui l'orphie mord aussi au leurre souple ... JB et moi n'enregistrons aucune touche, ce sera d'ailleurs la même chose pour tous les autres pêcheurs.

Le soir, au gîte, nous sommes partagés entre la joie d'avoir pris le premier poisson du séjour (nous ne serons pas bredouilles) et la déception de ne pas avoir touché de bar.

Le lendemain matin, dimanche 18 septembre, nous décidons de retourner sur le même coin que la veille. Il devait s'agir d'un accident, les conditions ne devaient pas être optimales...

Arrivés sur les lieux avec 1/2 heure de retard, nous sommes accueillis par Pedro qui nous offre les croissants, la journée commence bien !

Nous décidons de nous déployer pour couvrir plus de terrain que la veille. La mer est un peu plus agitée, et des rouleaux viennent s'écraser sur le rivage. De nombreux pêcheurs, présents pour ce WE de grande marée, utilisent des montages avec buldo, armés de cannes de surf casting...

L'un d'entre eux sortira un bar non maillé qu'il balancera sans vergogne sur le sable. Ce geste nous ramène à la dure réalité de la pêche en mer, les mailles (déjà inférieures aux tailles biologiques) sont loin d'être respectées par tous les pêcheurs, malheureusement...

De notre côté, c'est la bulle complète. Pas une attaque, même en appuyant les lancers :

Après un gros apéro pris le midi au gîte, nous partons dans la foulée tenter notre chance sur un nouveau spot qui nous avait bien réussis un mois plus tôt.

La mer est en phase descendante et le courant tire fort... Soudain, JB hurle "j'en ai un". Sa canne plie, cela doit être un beau poisson. Rapidement, il met au sec une jolie vieille d'environ 1 kg.

Il est content et ça se voit:

Nous n'aurons plus de touche jusqu'à marée basse où un bar d'environ 40 cm prendra un malin plaisir à suivre nos leurres souples à chaque ramené. Pas folle la bête!

Devant le peu d'activité nous décidons de changer de spot et nous dirigeons vers la côte nord. La marée commence à remonter et il nous faut surveiller l'eau qui entoure progressivement les pêcheurs en remplissant les passes successives qui se forment entre les roches.

Pratiquement au même moment, Johan et JB sortent un colin (lieu), l'un sur leurre souple en direct, l'autre sur un teaser.

Il commence à se faire tard, nous prenons la route du retour. Le soir, la déception de ne pas avoir encore touché de bars l'emporte sur les quelques jolis poissons pêchés pendant la journée.

Demain est un autre jour...

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